La vie à deux - PARKER Dorothy

Couverture La vie à deux

Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l'observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l'allure d'une comédie désopilante. Qu'il s'agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d'un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu'il nous ressemble. Pour reprendre le mot d'Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l'écho d'une voix à nulle autre semblable. Ecoutons-la nous parler de nous.

Biographie de l’auteur

Dorothy Parker (1893-1967) est née à West End dans le New Jersey. Journaliste, elle collabore à Vogue, Vanity Fair, au New Yorker ou à Esquire. Proche de Scott Fitzgerald, Robert Benchley, Dashiell Hammett et des Marx Brothers, connue pour son humour corrosif et ses bons mots - ses amis la surnomment The Wit : l'esprit -, elle écrit comme elle boit, sec, et fréquente chaque jour la célèbre Table Ronde de l'hôtel Algonquin où se réunissent les esprits les plus brillants de cette époque. Auteur de poèmes, de recueils de nouvelles, de pièces de théâtre, elle écrit également des scénarios pour Hollywood, dont Une étoile est née, pour lequel elle obtient l'Oscar du meilleur scénario. Inquiétée dans les années 50 en raison de ses sympathies communistes, puis finalement jugée inoffensive, elle reprend sa chronique satirique au New Yorker. Elle succombe à une crise cardiaque à New York en 1967, en léguant ses biens au mouvement du pasteur Martin Luther King.

Date première édition: août 1934

Editeur: 10/18

Genre: Nouvelle

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 09 mars 2014



MB
Appréciation de lecture
La vie à deux
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 10 mars 2014
Beaucoup de subtilité, de vivacité, de causticité dans ces nouvelles. On s'interroge après les avoir lues sur le futur des personnages.

L'auteur D. P. décrit des situations parfois misérables, violentes, excessives mais avec beaucoup d'esprit. On retient que les femmes sont parfois évaporées, très conventionnelles, que les hommes sont parfois lâches ou falots, que les enfants sont parfois en souffrance et également -c'est la période qui veut cela- qu'existent des rapports racistes entre Noirs et Blancs aux états-unis.

L'écriture est brillante et les personnages ont 'du corps'. Comme l'a écrit Benoîte Groult dans la préface : 'chaque nouvelle pèse son poids de chair et de sang, de larmes ou de rire'.

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