Transsibérien - FERNANDEZ Dominique

Couverture Transsibérien

28 mai 2010, Dominique Fernandez, accompagné d'une vingtaine d'écrivains, photographes, journalistes, acteurs, français et russes, embarque, au départ de Moscou, à bord du Transsibérien qui les mènera à Vladivostok, capitale de la Russie d'Extrême-Orient. Trois semaines sur les rails, et le bout du monde. De découvertes en réflexions, il livre, dans un récit émaillé de références littéraires et historiques, la Russie toute entière. Au fil du parcours et des paysages qui se succèdent, l'écrivain poursuit sa méditation, constate, observe, raconte, s'interroge. Une migration à la fois physique et spirituelle, aux allures de pélerinage.
De la place Rouge à Tchékhov, de la dictature stalinienne à la terrible beauté sibérienne en passant par Nijni-Novgorod, Irkoutsk et le fleuve Amour, Dominique Fernandez invoque écrivains et penseurs, Gautier, Dumas, Gorki, Tolstoï. Et, en toile de fond, persistante, l'ombre inquisitrice du passé soviétique.

Biographie de l’auteur

Né en 1929, Dominique Fernandez est notamment l'auteur chez Grasset de Porporino ou les Mystères de Naples (prix Médicis 1974), Dans la main de l'ange (prix Goncourt 1982) ou encore Le Rapt de Ganymèpe (prix Méditerranée 1989). Ferrante Ferranti est photographe.

Date première édition: janvier 2012

Editeur: Grasset

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (1 note)

Enregistré le: 09 mars 2014



Gislaine
Appréciation de lecture
Transsibérien
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #1 du : 09 avril 2014
En 2010, dans le cadre de l’année croisée France-Russie, 25 écrivains et journalistes français ont été invités à traverser la Russie à bord du Transsibérien, de Moscou à Vladivostok, soit 9288 km.

Le voyage a duré 3 semaines (et non pas 9 jours) car chaque soir, les wagons restaient en gare pour que le groupe dorme à l’hôtel et puisse faire des rencontres littéraires et culturelles. Dominique Fernandez fait le compte-rendu dans ce livre agrémenté de photographies.

J’ai bien aimé l’écriture fluide et la méditation. Les paysages, vus de la fenêtre, sont bien décrits et invitent à la rêverie. Il y a beaucoup de poésie et de sensibilité dans les propos concernant la beauté de la taïga. Chaque ville étape est bien présentée : histoire, culture, littérature française et russe.

Par contre j’ai moins aimé le ton « suffisant » de l’auteur : il méprise les autres membres du groupe qui suivent les visites organisées et ne s’intéressent pas à l’opéra, il s’étonne que les jeunes étudiants russes ne le connaissent pas (lui académicien). Par ailleurs, je trouve que certaines libertés sont prises avec l'histoire : la comparaison entre le bagne du temps des tsars et le goulag de l'URSS est un peu déplacée.

Ce voyage aurait‘il manqué de préparation pour qu'un réel contact se tisse entre les écrivains français et russes ?

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