Un océan, deux mers, trois continents - N'SONDE Wilfried

Couverture Un océan, deux mers, trois continents

image : coup de coeurPrix Ahmadou-Kourouma 2018 - Il s'appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s'apprête à embarquer est chargé d'esclaves...
Roman d'aventures et récit de formation, Un océan, deux mers, trois continents plonge ce personnage méconnu de l'Histoire, véritable Candide africain armé d'une inépuisable compassion, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l'homme. Tout d'ardeur poétique et de sincérité généreuse, Wilfried N'Sondé signe un ébouriffant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l'égalité, de la fraternité et de l'espérance.

Biographie de l'auteur

Wilfried N’Sondé, né en 1968, à Brazzaville (Congo), auteur de huit romans, s’intéresse ainsi à l’histoire de son pays.

Émigré en France à l’âge de 5 ans, il y fait de brillantes études : licence en Sorbonne puis maîtrise de sciences politiques à l’université de Nanterre. Wilfried N’Sondé, chanteur et compositeur de la scène berlinoise qui a grandi dans un quartier populaire de la banlieue parisienne, est un nouvel arrivant dans la littérature urbaine et francophone plus généralement.

"Le cœur des enfants léopards", roman au titre poétique et énigmatique, rapporte l’histoire d’un jeune amoureux abandonné par son premier amour connue à l’âge trois ans alors qu’il venait de débarquer en France. Désespéré, il noie son chagrin dans l’alcool. Et alors qu’il est ivre mort, il commet un acte malheureux et irréparable.

L’auteur, installé à Berlin, en Allemagne depuis une quinzaine d’années, jette à travers le portrait de son personnage, "un jeune de banlieue issu de", un regard sombre, désabusé, mais convaincant sur les quartiers en difficultés, communément appelés "cités". Ces quartiers où sont parquées les populations les plus pauvres, souvent immigrées et où les destins des jeunes sont voués à l’impasse par manque de perspectives d’avenir.

"Le Cœur des enfants léopards" a reçu le prix des cinq continents de la francophonie et le Prix Senghor de la création littéraire en 2007.

"Un océan, deux mers, trois continents" reçoit, en 2018, le Prix Ahmadou-Kourouma.

Dans l’un de ses précédents récits intitulé "Un océan, deux mers, trois continents" (2018), il avait retracé l’histoire passionnante d’un prêtre congolais du XVIIe siècle, nommé ambassadeur au Vatican, par le roi de Bakongo. Nsaku Ne Vunda, rebaptisé Dom Antonio de Manuel par ses pairs ecclésiastiques, s’était embarqué dans un bateau négrier pour aller sensibiliser le pape au drame de l’esclavage.

Date première édition: janvier 2018

Editeur: Actes Sud

Genre: Roman , Roman historique

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Notre avis : 9 / 10 (1 note)

Enregistré le: 11 août 2025



Marinette
Appréciation de lecture
Un océan, deux mers, trois continents
Appréciation : 9 / 10
Commentaire #1 du : 11 août 2025
Mon coup de cœur de l’été : un océan, deux mers, trois continents d’un auteur d’origine congolaise Wilfried N’Sonde.

Bien plus qu’un roman d’aventures sur fond historique. Cela se passe au début du XVII ème siècle, l’histoire d’un prêtre congolais dont la foi va être passablement ébranlée au fur et à mesure de ses découvertes de l’inhumanité des hommes, du racisme, de l’esclavage. Un « docu-fiction historique plein de rebondissements, créé à partir d’un personnage qui a réellement existé, Nsaku Ne Vanda.

J’ai été séduite par la forme originale : c’est en quelque sorte une confession posthume du prêtre lui-même. Face au pape qu’il finit par rencontrer : « je scrutai en vain son regard fier et concupiscent, à l’affût de ce que son cœur pouvait contenir de profondeur d’âme, de mansuétude et d’humilité. Mais l’être insignifiant qui m’adressa un regard ne sut que me tendre la pierre précieuse de sa bague. Je venais lui dire les souffrances d’enfants, de femmes et d’hommes oppressés, niés, livrés à l’arbitraire, et lui me réclamait un acte de subordination. »

Ce récit haletant, bien écrit, a eu de nombreux prix qui me semblent amplement mérités.

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