Hozuki : L'ombre du chardon T2 - SHIMAZAKI Aki
Pentalogie : L’ombre du chardon comprenant :
1 Azami (2014) - 2 Hôzuki (2015) - 3 Suisen (2016) - 4 Fuki-no-tô (2017) - 5 Maïmaï (2018)
Dans le livre précédent du même cycle, Azami est le surnom de cette envoûtante entraîneuse et ancienne camarade de classe avec laquelle le narrateur entreprend une liaison. Cette même femme, Mitsuko, est cette fois la narratrice du nouvel opus d’Aki Shimazaki, Hôzuki.
Propriétaire d’une petite librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques, Mitsuko partage ses journées avec sa mère, une ex-détenue qui confectionne de jolis signets de fleurs séchées, et son jeune fils Tarô, un métis sourd et muet. Plutôt revêche et ne cherchant aucune amitié, elle se contente d’amants occasionnels et de discussions intellectuelles avec les riches clients du bar où elle pratique encore le métier d’entraîneuse une fois par semaine.
Un jour pourtant, une femme distinguée se présente à la bouquinerie et, devant la complicité évidente qui s’établit entre son enfant et celui de Mitsuko, elle insiste pour provoquer des visites et des sorties communes. Pour faire plaisir à son fils, Mitsuko surmonte son agacement et accepte ces rencontres. Bien vite, afin de préserver l’équilibre de sa famille, elle devra cependant refaire le choix du mensonge.
La sobriété et la justesse du ton d’Aki Shimazaki sont toujours un ravissement ; ils sont aussi bouleversants quand il s’agit d’aborder avec autant de franchise le thème des liens maternels.
Biographie de l'auteur
Aki Shimazaki, née en 1954 au Japon, est une romancière québécoise.
Elle est née au Japon dans une famille dont le père est agriculteur. Durant sa jeunesse, elle développe une passion pour la littérature. Cependant, elle travaille pendant cinq ans comme enseignante d'une école maternelle et a également donné des leçons de grammaire anglaise dans une école du soir.
En 1981, elle émigre au Canada, où elle passe ses cinq premières années à Vancouver, travaillant pour une société d'informatique. Après cela, elle part vivre durant cinq ans à Toronto. À partir de 1991, elle s'installe à Montréal où, en plus de son activité littéraire, elle enseigne le japonais.
En 1995, à l'âge de 40 ans, elle commence à apprendre le français tant par elle-même que dans une école de langue. Puis, elle commence à écrire en français de courts romans. Tous les titres de ces livres portent un mot japonais.
Pour son premier roman "Tsubaki" (1999), elle a obtenu le Prix de la Société des écrivains canadiens et a été finaliste du Prix Littéraire de la Ville de Montréal 1999 et du Grand Prix des lectrices Elle Québec 2000. Pour "Hamaguri" (2000), elle s'est méritée le prix Ringuet 2001 et a été finaliste pour le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2001.
Ses premiers romans sont publiés dans la collection "Un endroit où aller" chez Leméac/Actes Sud. Il s'agit d'une série de cinq titres, un premier cycle intitulé "Le poids des secrets" (1999-2004), qui racontent la même tragédie, mais chaque fois sous angle différent puisque le narrateur change d'un roman à l'autre. Après Mitsuba (2006), Zakuro est le second volet de son deuxième cycle romanesque.
Elle a remporté le Prix littéraire Canada-Japon du Conseil des Arts du Canada 2004 pour "Wasurenagusa" (2003) et le Prix du Gouverneur général du Canada 2005 pour "Hotaru" (2004).
Date première édition: janvier 2015
Editeur: Actes Sud
Genre: Roman
Mots clés :
- adoption
- femme
- japon
- littérature francophone
- littérature japon
- littérature quebec
- pentalogie
- relation mère-fils
Notre avis : 8 / 10 (1 note)
Enregistré le: 15 mars 2025
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 30 avril 2025