Retour sur la 7ème Nuit de la lecture - "Villes et Campagnes"
cococtée par Les Amis de la bibliothèque avec Inès au piano.C'était samedi 24 janvier 2026,
à 17h30 Centre culturel Hautes Bordes - Semoy.
Villes et Campagnes :
Les avantages et inconvénients de la vie citadine ou de la vie rurale.

La formule choisie est une émission télévisée.
Le fil rouge est le roman "Pour amuser les coccinelles"
de Maurice Denuzière.

Ce soir, notre émission « La ville est dans le pré ?? »
nous permettra de débattre en compagnie de nos invités.


Réconcilier ville et campagne, poème de Sylvain Lange
La Ville dit à la Campagne :
« Tu ne seras bientôt plus qu’un désert ? ;
On te quitte, et pour cause ? ; entre nous, à quoi sert
De t’abuser ?? La tristesse accompagne
Les pas de tous tes habitants ;
Tu seras veuve avant longtemps.
Quant à moi, chaque jour ma richesse s’augmente,
Mon enceinte élargie a peine à contenir
Ceux qui viennent chercher le lucre et le plaisir.
Je suis reine, mais toi, tu n’es qu’une servante. »
Sans moi, tu ne pourrais même vivre un seul jour .../...

Retrouvons les Paulin qui ont établi leurs quartiers ruraux dans l’euphorie.
Le poème de Dylan Thomas
"notre pays" a été lu.

Certains disent que le principal inconvénient des villes serait le bruit, qu’en est-il à la campagne ?
Souvenez-vous d’une affaire célèbre, évoquée dans le Monde du 5 octobre 2019.
Sur l’île d’Oléron, la justice autorise
le coq Maurice à continuer de chanter.
Cette affaire opposait les propriétaires du coq et des voisins incommodés par le bruit matinal du volatile.
« Maurice a gagné et les plaignants devront verser à sa propriétaire
1 000 euros de dommages et intérêts ».

Partons à Lagos. Notre envoyée spéciale nous parle du bruit…
Les Nigérians vénèrent le bruit, ils s'assomment de bruit.
Chaque matin, les chants stridents du coq et les appels du muezzin retentissent partout dans Lagos, pour rappeler à ses habitants que le court repos de la nuit a pris fin
et que le labeur va bientôt reprendre ses droits.
Et voici une archive : le poème "l'odeur du fumier" du fabuleux Gaston Couté.
C’est eun’volé d’môssieux d’Paris
Et d’péquit’s dam’s en grand’s touélettes
Qui me r’gard’nt curer l’écurie
Et les « têts » ousque gît’nt les bêtes :
Hein ?… de quoué qu’c’est, les villotiers ?
Vous faisez pouah ! En r’grichant l’nez
Au-d’ssus d’la litière embernée ?
Vous trouvez qu’i’ pu, mon feumier ?
.../...
Aussi, quand ej ’songe à tout ça
En décrottant l’ dedans des « têts »
J’ trouv’ que la bauge des verrats
A’cor coumme un goùt d’ properté !
Et, croyez-moué, les villotiers,
C’est pas la pein’ de fèr des magnes
D’vant les tas d’feumier d’la campagne :
I ’pu’ moins que l’ vout’, nout’ feumier !

Retrouvons la famille Paulin, sont-ils toujours aussi satisfaits de leur nouvelle vie ?
"Quand l’hiver se fait attendre,
c’est pour mieux surprendre."
Lecture de la Tempête de neige.
Pour Paul Auster : la ville n’est pas synonyme de solitude ! Lecture de Brooklyn

Ville et campagne, un débat toujours d’actualité. Écoutons notre sociologue évoquer les relations humaines et notamment la solitude au cœur des villes. Coule la Seine, extrait d'un livre de Fred Vargas.
Le vendeur d'éponges (SDF) s'était écrasé aussi plat que possible sur la bouche de métro. Un vieux tas de fringues abandonnées dans le froid, c'était tout ce que l'assassin avait vu de lui, s'il l'avait seulement vu. Et pour une fois, cette atroce transparence qui échoit aux sans-grade lui avait sauvé la peau...
Un GRAND merci à Inès au piano !

La soirée s'est terminée autour d'un repas partagé.

Merci à la cinquantaine de fidèles auditeurs et encore bravo à Inès la pianiste,
pour les intermèdes et l'accompagnement au cours de la soirée.
Pour aller plus loin :
50 livres à découvrir pour les Nuits de la Lecture, entre ville et campagne50-livres-a-decouvrir-pour-les-Nuits-de-la-Lecture