Le naufrage de la Méduse - CORREARD Alexandre

Couverture Le naufrage de la MéduseJuillet 1816. Une escadre française vogue vers le Sénégal. Le principal navire, la frégate la Méduse, qui longe de trop près les côtes de Mauritanie, s'échoue sur un haut-fond. Des groupes de passagers rejoindront Saint-Louis soit par mer, soit, au prix de nombreuses pertes, à marches forcées à travers le Sahara. Mais cent quarante-sept hommes sont abandonnés sur un radeau. Ils vont dériver pendant quinze jours. Faim, soif, délires, mutineries, massacres, liquidation des blessés et des mourants, cannibalisme, en quelques jours cette petite société se transforme en une horde d'une sauvagerie sans égale. Lorsqu'on retrouve le radeau, il ne reste que quinze hommes à bord. Deux des rescapés livrent leur témoignage. Survivants de l'affreuse aventure, c'est avec rage qu'ils écrivent ce récit d'une des plus terribles tragédies de l'histoire maritime. Ils ne se doutent pas alors qu'ils vont déclencher une crise majeure au sommet de l'État français. Ni qu'ils vont être à la source d'un tableau géant, un des sommets de l'histoire de la peinture, Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault.

Biographie de l'auteur

Alexandre Corréard, (1788-1857), est un ingénieur des Arts et Métiers ParisTech, journaliste et géographe français.
Jean Baptiste Henri Savigny, (1793-1843), est chirurgien et médecin à bord de La Méduse. Lors du naufrage du navire, il est l'un des 3 officiers volontaires pour prendre place sur le radeau parmi 152 naufragés.

Date première édition: décembre 1816

Editeur: Folio

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 14 septembre 2016



Gislaine
Appréciation de lecture
Le naufrage de la Méduse
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 20 juin 2017
La Méduse avait quitté Bordeaux le 27 avril 1816, accompagné de la corvette L'Écho, la flûte La Loire et le brick L'Argus, afin de réoccuper le Sénégal restitué à la France après la chute de Napoléon. Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue au large de l'actuelle Mauritanie avec 395 personnes (marins, soldats, familles). Le capitaine Hugues de Chaumareys (51 ans), n'ayant pas navigué depuis longtemps, dévie de sa route. La Méduse s'échoue sur un banc de sable, à environ 60 km des côtes du Sénégal.

Le capitaine quitte le bateau au plus vite. Quand les 4 canots et la chaloupe de sauvetage furent remplis, 150 hommes et 1 femme cantinière s'entassèrent sur un radeau de fortune, qui ne pouvait naviguer seul. Mais bientôt les amarres furent coupées.

L'histoire relatée à posteriori par Correard et Savigny, tous deux rescapés, raconte l’enfer qu’ils connurent pendant 13 jours : les violences, mutineries, l’élimination des plus faibles, les délires dus à la boisson (pas d’eau douce, seulement des tonneaux de vin et eau de vie) et de cannibalisme (tonneau de farine vide). De retour en France, il y eut un jugement qui fit grand bruit. Géricault s’inspira des récits pour peintre son célèbre tableau.

Ce livre, au style un peu démodé, est intéressant à plusieurs égards ; il décrit la survie en milieu hostile. Il accuse l’incompétence et les privilèges de certains comme le capitaine. Il mène aussi une étude sur les peuples d'Afrique noire et s'interroge sur la possibilité d’une conversion religieuse ...

Pour aller plus loin :
https://diacritiques.blogspot.fr/2015/03/capitaine-couard-le-jugement-du.html?q=m%C3%A9duse

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