Hugo Pectoralis ou une volonté de fer - LESKOV Nikolaï

Couverture Hugo Pectoralis ou une volonté de fer

C'est pétri d'illusions que le jeune ingénieur Hugo Pectoralis débarque de son Allemagne natale dans un petit village reculé de la campagne russe, chargé de moderniser une grosse exploitation agricole en introduisant des méthodes novatrices de travail. Rempli d'une volonté de fer, il apprend le russe en six mois, grimpe dans la hiérarchie, déterminé à imposer sa vision du monde qui, pense-t-il, améliorera le sort des paysans et générera des profits à l'entreprise. Mais, projeté dans l'univers inconnu de la Russie profonde et de ses habitants, prisonnier de sa vanité et de son entêtement, Pectoralis connaît très vite des démêlés avec Safronytch, un brave paysan veule et ivrogne qui, sans le vouloir, le conduit à sa perte. Car les moujiks l'observent, incrédules, le narguent, jusqu'à ce qu'il devienne la risée du village tout entier. Comme dans Oblomov, le grand roman d'Ivan Gontcharov,
Leskov oppose la Russie éternelle à l'Occident, personnifié par Hugo Pectoralis. Avec son lot d'images et sa morale finale, ce petit roman échappe à son temps et s'offre à la lecture avec une bonne humeur jubilatoire.

Biographie de l’auteur

Nikolaï Leskov (1831-1895) est l'un des maîtres de la prose russe. Ses nouvelles, traduites dans le monde entier, mettent en scène dans des tableaux à la fois ironiques, grotesques et dramatiques, la société russe provinciale du XIXe siècle. Chostakovitch tira un opéra de Lady Macbeth du district de Mzensk (1865), son œuvre la plus connue. " Il y a chez Leskov trop de bonnes choses ", écrivait Tolstoï.

Date première édition: novembre 2004

Editeur: Syrtes

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (2 notes)

Enregistré le: 08 septembre 2010



Gislaine
Appréciation de lecture
Hugo Pectoralis ou une volonté de fer
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #2 du : 31 juillet 2010
Un petit roman drôle qui nous raconte l'histoire tragi-comique d'un Allemand "à la volonté de fer" et qui se croit bien supérieur aux Russes qu'il côtoie. Il y a un peu de "La Fontaine" et même du "Molière" dans ces anecdotes.

Mais attention, si votre "volonté de fer" n'est que obstination et entêtement, cela pourrait vous jouer de sales tours !
Hugo Pectoralis est un de ceux-là. Il est le symbole du fer prusse face à la pâte russe.
Ecrit en 1876, ce roman n'a pas vieilli et la morale est toujours d'actualité.

Très plaisant à lire.
Michel-Henri
Appréciation de lecture
Hugo Pectoralis ou une volonté de fer
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #1 du : 22 mai 2010
Voici un roman qui nous change du tragique russe. Et pourtant… Derrière une farce, celle d’un allemand rempli de sa supériorité qui va sombrer « grâce » à cette âme russe remplie de fatalisme, Leskov nous donne à voir le tragi-comique de la destinée humaine.
Et puis cette situation du représentant d’une grande nation qui arrive quelque part comme en pays conquis, sûr de sa supériorité et surtout de celle de sa civilisation, peut-être qu’en occident c’est une situation que nous ne connaissons que trop bien ?
Les différents tableaux qui composent ce roman sont autant de scènes drôles où selon le schéma éternel c’est celui qui se croyait le plus malin qui devient la victime. Avant d’être victime des autres il est victime de lui-même, de son caractère. Leskov oppose deux visions du monde, celle moderniste où l’homme se croit maître de son destin et capable de plier les éléments à sa volonté et celle d’un monde incertain où l’homme est le jouet de sa destinée et bien plus encore de ses passions.

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