L'Envolé - NEVERT Michèle

Couverture L'Envolé

Lorsque son frère aîné succombe à l'âge de neuf ans après une chute accidentelle, Michèle Nevert en a elle-même sept. Elle n'est pas présente sur les lieux et n'assistera pas aux funérailles. Injonction lui est faite de ne jamais parler de lui. Une véritable amnésie enfouit tout de l'existence de ce garçon, de leurs années partagées et des mois qui suivent la tragédie. Dans ce récit qui remonte le temps, la sœur convoque les oiseaux, ceux que son frère sauvait, ceux qui toujours ont peuplé le ciel autour d'elle, ceux enfin qu'appelle le départ définitif d'un enfant. À leurs chants, elle tresse le sien. À leur beauté, elle confie son chagrin. L'Envolé est un cheminement à travers l'absence des souvenirs, la volonté de rendre à la vie, le temps d'un livre, celui qui éternellement restera un enfant. Bouleversant.

 

Biographie de l’auteur

Michèle Nevert a mené une carrière universitaire qui l’a conduite au Québec où elle vit depuis de longues années.

Ancienne directrice du Département d’études littéraires, professeure de 1981 à 2014 à l’Université du Québec à Montréal, et psychothérapeute, elle s'est consacrée à l’étude des rapports entre la littérature et la folie, le langage des malades mentaux et les jeux de langage.

Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages sur ces questions, notamment du premier livre consacré à l’humoriste Raymond Devos ("Devos, à double titre", PUF, 1994). Elle a dirigé des recherches sur les manuscrits des internés de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu (de 1870 à 1950), devenu par la suite l’hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine, et a préparé une anthologie de ces écrits.

Autrice de plusieurs essais sur le langage, "L'Envolé" (2025) est son premier récit personnel.

Date première édition: août 2025

Editeur: Rouergue

Genre: Essai , Roman

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 02 février 2026



Marinette
Appréciation de lecture
L'Envolé
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 02 février 2026
C’est un récit très personnel, d’une grande sensibilité et me semble-t-il d’une grande humanité.
L’auteure a perdu son frère aîné Jean-Claude, âgé de 9 ans, quand elle en avait 7.

Après ses études, elle est partie vivre au Québec, mais reste très attachée à la campagne aveyronnaise, dont sa famille est originaire.
On ne l’autorise pas à assister aux obsèques de son frère, ni de parler de cette mort accidentelle, une chute qui aurait pu être anodine, alors que Jean-Claude était sous la garde de ses grands-parents.

C’est l’histoire de l’amnésie dissociative dont l’auteure est frappée, mais aussi celle de la douleur de la famille toute entière, qui ne se remettra jamais de ce deuil. En s’adressant à son frère, elle retrace toutes les conséquences de ce drame sur sa propre construction.
C’est une plongée dans l’enfance, dans les années 50/60 et dans le monde des oiseaux, qui sont vraiment omniprésents.

C’est un récit qui m’a beaucoup touchée, bouleversant, sincère, émaillé de citations très diverses, références à la chanson « la complainte de la butte » de Cora Vaucaire à la symphonie des éclairs de Zaho de Sagazan en passant par l’amitié de Françoise Hardy et Diane Dufresne.
Mais aussi référence à George Sand, Victor Hugo, Sartre …

La note tient compte des interventions sur les oiseaux que j'ai trouvées un peu trop encyclopédiques.

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