L'agrafe - DESBIOLLES Maryline

Couverture  L'agrafeEmma Fulconis : on ne voit qu’elle à L’Escarène, dans cet arrière-pays niçois où elle est née. Prompte, virevoltante, rebelle à tout, sauf au vent, elle a toujours galopé dans les collines. Enfant déjà, on la surnommait « l’athlète ». Se moquant bien des compétitions, Emma « ne court pas relativement, mais absolument ». Mais un jour, sa vie bascule : son ami Stéphane Goiran, avec qui parfois, elle écoute un peu de musique lors d’une halte, l’invite chez lui. Là, à peine la porte franchie, un chien énorme se jette sur elle, et lui lacère la jambe, ou plus exactement le péroné, également appelé « l’agrafe ». S’ensuivent des mois d’hôpital et de rééducation, à l’issue desquels il est clair qu’Emma ne détalera plus jamais à toute allure. Mais l’accident ne l’arrête pas dans son élan. Hantée par la phrase du père Goiran expliquant pourquoi il n’a pas retenu son molosse – « Mon chien n’aime pas les Arabes –, elle tente de comprendre ce qu’elle sait déjà, mais dont on ne parle pas. Tenace, elle va surtout trouver en elle la ressource d’un nouveau mouvement, un tremblement d’abord, une oscillation, presque une danse immobile. Il fallait le talent de Maryline Desbiolles, convoquant la parole des villageois comme un chœur antique, pour nous mener, au rythme même de la course empêchée d’Emma, sur le chemin d’une aveuglante réalité : celle d’un pays où les blessures de la guerre d’Algérie sont tapies dans les mémoires. Pour autant, même boiteuse, exhibant crânement sa cicatrice, jamais Emma Fulconis ne cessera d’aller de l’avant, exerçant sur nous, de son invraisemblable grâce, un charme puissant.

 

Biographie de l'auteur

Maryline Desbiolles est née en 1959. Originaire de Savoie, elle vit loin de la scène littéraire parisienne, dans l'arrière-pays niçois.

Dès l’enfance, elle écrit des poèmes, des nouvelles, et crée, après ses études à Nice et à Cannes, deux revues de poésie et de littérature, "Offset" en 1980 et "La Métis" en 1990, qui réunissent des auteurs méditerranéens.
En 1998, la publication de "La Seiche" la révèle au public : ce roman singulier construit une réflexion digressive sur la vie humaine à partir d’une recette de cuisine.
Son écriture à la fois tendue et lyrique est récompensée par le prix Femina pour "Anchise", en 1999, qui évoque un deuil impossible.
"Le Goinfre", en 2004, récit d’un périple désespéré en Italie, témoigne lui aussi de l’intensité et de la maîtrise de son écriture.
Depuis, elle a écrit de nombreux romans et récits, notamment : "Manger avec Piero" (2004), "Primo" (2005), "C'est pourtant pas la guerre" (2007), "Les draps du peintre" (Seuil, 2008), "Croisée de voix" (Cherche-midi, 2008), "La scène" (Seuil, 2010), "Je vais faire un tour" (Facim, 2010), "Une femme drôle" (l'Olivier, 2010), "Dans la route" (Seuil, 2012), Lampedusa (L'École des loisirs, 2012), "Vallotton est inadmissible" (Seuil, 2013), "Ceux qui reviennent" (Seuil, 2014)," Le beau temps" (Seuil, 2015), "Écrits pour voi"r (François-Marie Deyrolle éditeur, 2016), "Le bleu du ciel n'est pas toujours rose" (éd. des Cendres, 2016).

Elle a aussi écrit plusieurs fictions pour France Culture : Vous, Les petites filles, Frictions, Les Corbeaux, et produit plusieurs émissions : L'arrière-pays niçois : l'épreuve du rêve, Nice, ville perdue ? et Zéphirin des montagnes.

Date première édition: août 2024

Editeur: Sabine Wespieser

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 5 / 10 (1 note)

Enregistré le: 15 décembre 2024



pomah
Appréciation de lecture
L'agrafe
Appréciation : 5 / 10
Commentaire #1 du : 22 décembre 2024
"quand est-ce qu'on se mélange? maintenant, ici et maintenant, on se mélange dans les couloirs, contre un mur, sous les escaliers, dans la chambre, on se mélange les pineaux, on mélange ce qui fut nos prétendus goûts et dégoûts, on aime, les gros, les maigres, les filles, les garçons, les bruns, les blonds, on est des enfants blessés, on aime les tout cassés"..extrait.

j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout, essayant au fil des lignes, d'aimer cette histoire, sans y parvenir - trop alambiquée, aucun dialogue, on ne sait rien d'Emma, pourtant elle apparait du début à la fin, l'écriture est très particulière, tellement abstraite pour ma part, avec en prime un bon mal de tête, car je suis têtue , je voulais comprendre.

et tant mieux si les critiques en font un super roman - je ne suis pas arrivée à leur hauteur.

Ecrire un avis de lecture

  • Les champs obligatoires sont marqués avec une *.

Si vous avez des difficultés à lire le code, cliquer sur le code lui-même pour en générer un nouveau.
Recopier le code de sécurité :