La Part des flammes - NOHANT Gaëlle

Couverture La Part des flammes4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi. Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton.

Biographie de l’auteur

Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd'hui à Lyon. La Part des flammes est son deuxième roman après L'Ancre des rêves, en 2007 récompensé par le prix Encre Marine. Elle est également l'auteur d'un document sur le Rugby et d'un recueil de nouvelles.

Date première édition: mars 2015

Editeur: Héloise d'Ormesson

Genre: Roman , Roman historique

Mots clés :

Notre avis : 9 / 10 (3 notes)

Enregistré le: 30 septembre 2015



Pascale COULON
Appréciation de lecture
La Part des flammes
Appréciation : 9 / 10
Commentaire #3 du : 09 novembre 2018
Le thème du livre et l’explication de son titre, c'est la manière dont les tragédies nous permettent parfois de naître à nous-mêmes ou le destin de deux hommes et trois femmes qui vont passer à travers cette «épreuve du feu», et comment leur vie va en être à jamais bouleversée.

Petit résumé : 4 mai 1897. Autour de l’épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, la Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d’Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux (sœur de Sissi), Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, et Constance d’Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.

Un vocabulaire recherché, un très beau style narratif, un livre qui ressemble à un feuilleton, avec des rebondissements. On a vraiment l'impression de se retrouver au coeur du XIXème siècle. Et l'épisode de l'incendie est tout simplement poignant.

Quel plaisir de le retrouver chaque soir !

Si le destin de la duchesse d’Alençon est sellée dès le début du roman, on apprend son histoire par petit bout par une de ses amies qui raconte et on comprend ses choix.

On espère pour Violaine et Constance, deux femmes si différentes et auxquelles on souhaite le meilleur.

Pour connaître quel sera leur destin après cette tragédie, il faut se plonger dans cet ouvrage que l’on dévore du début à la fin.
MB
Appréciation de lecture
La Part des flammes
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #2 du : 21 décembre 2015
J'ai apprécié qu'on nous plonge avec talent dans cette époque regrettant cependant parfois un excès de détails terribles :

"elles jaillirent comme accrochées par les flammes, deux formes titubantes et dansantes, flambant dans leurs vêtements, hurlant le plus vieux hurlement de la terre, torturées jusque dans leur âme... leurs faces noirâtres crispées dans un dernier rictus qui n'en finissait pas,...leurs corps rongés jusqu'à la cendre".

un exemple de description imagée :

"elle avait besoin de marcher, de retrouver la pulsation enfiévrée de la ville sous son pas, le concert de protestation des cochers, les coups de sifflet stridents des tramways à impériale, tout ce remue-ménage de vendeurs à la sauvette qui tentaient d'arrêter la foule pressée, les bourgeois amidonnés, les petites dames élégantes traversant pour aller chez leur couturière ou s'engouffrer dans les nouveaux temples de la consommation qui avaient pour nom le Bon Marché, la Samaritaine ou le Printemps."

Récit fort romanesque !
Pomah
Appréciation de lecture
La Part des flammes
Appréciation : 10 / 10
Commentaire #1 du : 28 octobre 2015
Inspirée de faits réels, l'auteur nous plonge en mai 1897 au cœur de PARIS.

La bourgeoisie organise une vente de charité au GRAND BAZAR – les mondaines s'y pressent et endossent quelque temps le rôle de vendeuse – cette œuvre juteuse réunit la noblesse féminine de la capitale – malheureusement un terrible feu fera non seulement de nombreuses victimes, mais réunira la duchesse d'ALENçON,la jeune veuve VIOLAINE DE RAEZAL, et CONSTANCE D'ESTINGEL, jeune fille venant de rompre ses fiançailles avec le journaliste LASZLO et dont le destin sur fond de douleurs, d'amour, d'émotion, de convenances souvent déguisées, s'en trouvera changé,

A LIRE ABSOLUMENT, par l'histoire, et par le style et la richesse des mots de l'auteur.

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