Juste à côté - GAUBERT Ester

Couverture Juste à côté

Vous auriez décidé de vous retirer du monde dans un hameau du Massif central, parmi les majestueux paysages de montagnes. Et puis, dans la maison juste à côté, arriverait une famille aussi démunie qu’envahissante. Pauvre, mais bruyante ! Que faire ? Installer une clôture entre les deux jardins ? Vous ne pouvez vous y résoudre. Puisque votre isolement est rompu, vous passez outre votre agacement et votre méfiance, et acceptez de faire connaissance avec vos nouveaux voisins. Vous découvrez alors leur soif de vie et leur espoir en un avenir meilleur. Leur lutte de chaque instant, harassante, pour améliorer le quotidien, rendre heureux leurs enfants. Leur fatigue qui ne vient pourtant jamais à bout de leurs projets et de leur sidérante énergie. Sans doute avez-vous peur qu’ils la déploient en vain. Qu’aucun de leurs rêves ne se réalise, que la misère les condamne à un éternel recommencement. Mais vous ne dites rien, vous admirez en silence leur volonté, leur courage, avec une humilité qui prend à rebours tous les jugements péremptoires sur la pauvreté.

 Biographie de l'auteur

Esther Gaubert, née en 1967, a enseigné le théâtre en France et à l'étranger. Elle a fondé le Théâtre des Innocents en 1998, engagé sur des thèmes humanitaires.
Ses voyages dans les pays défavorisés et son engagement auprès des personnes exclues en France l'ont conduite à réagir face aux incohérences de ce monde.
En 2013, elle publie "Juste à côté", un roman tiré de faits réels

Date première édition: mai 2013

Editeur: Fayard

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 8.33 / 10 (3 notes)

Enregistré le: 10 décembre 2018



Michel-Henri
Appréciation de lecture
Juste à côté
Appréciation : 9 / 10
Commentaire #3 du : 25 janvier 2019
Est-ce un roman ou un témoignage ? Disons que c’est sans doute un témoignage romancé. Anna la narratrice, retirée dans un hameau du Massif Central, par choix, pour fuir le monde, va voir son univers bouleversé par l’irruption du quart-monde à quelques mètres de chez elle.
Elle s’en offusque bien un peu au début, jusqu’à vouloir installer un fil électrique autour de son jardin, jusqu’à signifier à sa voisine qu’elle ne veut pas être envahie. Mais comment résister à la candeur de ses nouveaux voisins qui ouvrent leur cœur avec tant d’innocence. Comment résister aux deux petits garçons qui ne marchandent pas leur amour.
Et elle va fréquenter cet univers de pauvreté sans jamais en faire vraiment parti mais en y étant largement admise.
Elle nous montre que ces gens ne sont pas des « Groseilles ». Les « Groseilles » ça n’existe pas vraiment, c’est une catégorie facile pour mieux y faire rentrer ceux qui nous semblent si différents et qui nous font peur. D’ailleurs à ce propos il faut noter que les Le Quesnoy nous font tout autant rire que les Groseilles bien sûr mais nous nous souvenons bien plus facilement du nom des seconds que des premiers ! Comme si à tout prendre les bourgeois nous paraissaient plus être dans la normalité que les pauvres.
Et bien Esther Gaubert vient remettre les choses à plat. Les très pauvres sont là à notre porte, même si nous refusons de les voir. Ils sont loin de la caricature, ce sont de vrais gens qui pensent, ressentent et vivent avec beaucoup de courage. Il en faut du courage pour affronter ce monde qui les rejette sans cesse dans les marges, qui leur dénie toute autonomie, tout regard sur leur vie, jusqu’à décider pour eux du sort à réserver à leur enfants. Mais ils sont têtus et dignes, aussi bien eux que leurs enfants, ils résistent avec leur pauvres armes, leurs pauvres mots. Ils ne se résoudront jamais à n’être rien, ils tombent et sans cesse se relèvent. Ils ont tellement l’habitude des coups du sort, des coups de la vie.
La narratrice a su aller chercher au-delà de l’apparence ces cœurs meurtris. Elle va d’ailleurs se prendre d’une amitié profonde pour un ces hommes cabossés par la vie. Ces deux là, Richard et Anna, se comprennent sans que les mots soient si importants ; ils ont tous deux la poésie accrochée dans leur tête et regarde le même ciel. Ce qui les sépare en fin de compte c’est que l’un a tellement pris de coups dans la vie qu’il en est devenu fragile. Il s’est trop battu et pour un poète ce combat là ne peut être gagné.
Il y a quand même une lueur d’espoir dans ce livre mais Esther Gaubert nous fait vite comprendre que cette espoir ne peut vivre que si nous les biens portants de la société nous faisons le minuscule et difficile à la fois, effort de regarder ceux que nous considérons différents, comme des êtres humains, des êtres avec un cœur qui bat, des yeux, une bouche qui savent pleurer et rire.
Marie-Claire
Appréciation de lecture
Juste à côté
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #2 du : 25 janvier 2019
C’est l’histoire d’une intellectuelle qui va apprendre à vivre" à côté" puis "avec "ses voisins .Tout les oppose : elle, cultivée, musicienne, jalouse de sa solitude tranquille, eux, nombreux, bruyants, passionnés, envahissante et….pauvres.

Peu à peu, les liens se nouent et l’auteure accepte de poser un autre regard sur « ces gens-là ». On rit, on s’apitoie, on s’agace , bref , on est pris , on s’attache ...

Ce témoignage (c’est tiré d’une histoire vraie) nous oblige à sortir de nos vies ordinaires, à réfléchir sans juger...Une belle leçon !
Geneviève
Appréciation de lecture
Juste à côté
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 11 décembre 2018
Ce roman traite avec beaucoup de justesse les rapports qui peux exister entre une personne qui s 'est retirée à la

campagne pour vivre seule et cette famille pauvre ,démunie mais pleine d 'énergie qui emménage dans la ferme d' à

côté .

Il y a bien sûr plein de rebondissements de situations cocasses et on s'attache aux personnages .


la lecture de ce livre est un moment de plaisir

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