Grossir le ciel - BOUYSSE Franck

Couverture Grossir le cielPrix SNCF du Polar 2017 - Gus vit depuis toujours aux Doges, un hameau perdu au coeur des Cévennes. Il n'a plus vraiment de famille, à part Abel et Mars. Mais qui pourrait raisonnablement affirmer qu'un voisin et un chien représentent une vraie famille ? En ce froid matin de janvier Gus s'approche de la ferme d'Abel avec son calibre 16 : il a repéré du gibier. Mais alors qu'il s'apprête à tirer, il entend un coup de feu. Gus se dira plus tard qu'il n'aurait jamais dû baisser les yeux vers la ferme, qu'il fallait ignorer cette grosse tache dans la neige. Que s'est-il passé chez Abel ?

Biographie de l'auteur

Né en 1965, Franck Bouysse a enseigné la biologie et l'horticulture avant de se consacrer à sa passion pour l'écriture. Ses romans Grossir le ciel en 2014, Plateau en 2016 et Glaise en 2017 ont rencontré un large succès, public comme critique, et remporté de nombreux prix littéraires. Franck Bouysse partage aujourd'hui sa vie entre Limoges et un hameau de Corrèze. 

Date première édition: octobre 2014

Editeur: le livre de poche

Genre: Policier , Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (1 note)

Enregistré le: 17 juillet 2019



Gislaine
Appréciation de lecture
Grossir le ciel
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #1 du : 23 juillet 2019
Franck Bouysse c'est un style.

"Grossier le ciel" est un roman noir qui se situe dans les Cévennes. Deux paysans solitaires vivent à une centaine de mètres l'un de l'autre. Nous faisons la connaissance de Gus, un taiseux qui ne s'en laisse pas raconter. Nous le suivons dans sa vie quotidienne et routinière mais peu à peu de petits incidents surviennent. Comme Gus, on s'interroge, on s'inquiète (des coups de feu, des taches de sang, des traces ...).
L'angoisse s'installe, d'autant plus que Gus raconte par épisode des évènements familiaux dramatiques.
C'est efficace et bien mené. On ne lâche plus Gus (et son chien) d'une semelle.
Le paysage est grandiose, le trouble est palpable.

J'ai trouvé que la fin était bâclée, précipitée, comme si l'auteur avait hâte de mettre un point final.
Dommage ...

Extraits :
C'est un drôle de cadeau, la vie... ça se refuse pas, n'empêche, on se demande parfois si y aurait pas mieux à faire que de l'ouvrir sans savoir ce qu'il y a dedans.

(A propos de la mort de l'Abbé Pierre) : La tristesse tomba sur lui (Gus) sans prévenir. Il était abattu comme quelqu'un qui réalise avoir perdu quelque chose avec quoi il vivait sans y prêter attention. Quelque chose qui devient plus important quand on l'a perdu que quand on l'a sous le nez tous les jours, car on finit par ne plus y faire attention.

Ecrire un avis de lecture

  • Les champs obligatoires sont marqués avec une *.

Si vous avez des difficultés à lire le code, cliquer sur le code lui-même pour en générer un nouveau.
Recopier le code de sécurité :