Frère d'âme - DIOP David

Couverture Frère d'âme

Prix Goncourt des lycéens 2018 - Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l'attaque contre l'ennemi allemand. Les soldats s'élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d'Alfa, son ami d'enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s'enfuit. Lui, le paysan d'Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l'effroi. Au point d'effrayer ses camarades. Son évacuation à l'Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d'ultime et splendide résistance à la première boucherie de l'ère moderne.

 

Biographie de l'auteur

David Diop, né en 1966 à Paris, a grandi au Sénégal. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Pau.

Date première édition: août 2018

Editeur: Seuil

Genre: Roman , Roman historique

Mots clés :

Notre avis : 10 / 10 (1 note)

Enregistré le: 19 novembre 2018



Gislaine
Appréciation de lecture
Frère d'âme
Appréciation : 10 / 10
Commentaire #1 du : 20 novembre 2018
Alors que 2018 commémore le centenaire de la Grande Guerre 14-18, et que l'on croyait avoir fait le tour de la question et de la littérature, il nous arrive un roman inédit, couronné par le Prix des lycéens.

David DIOP, sous un angle original, aborde l'enfer des tranchées par un tirailleur sénégalais.
Le monologue incantatoire pour dire l'ensauvagement des hommes est élégamment ponctué de poésie qui raconte l'enfance et l'amitié.

Un livre différent, puissant et déchirant.
Un coup de cœur.
Lecture pour adultes.

Extraits
La France du capitaine a besoin que nous fassions les sauvages quand ça l’arrange. Elle a besoin que nous soyons sauvages parce que les ennemis ont peur de nos coupe-coupe. Je sais, j’ai compris, ce n’est pas plus compliqué que ça.

Par la vérité de Dieu, il faut être fou pour s’extraire hurlant comme un sauvage du ventre de la terre.

Ce n'est qu'à ta mort, au crépuscule, que j'ai su, j'ai compris que je n'écouterai plus la voie du devoir, la voix qui ordonne, la voix qui impose la voie.

Ecrire un avis de lecture

  • Les champs obligatoires sont marqués avec une *.

Si vous avez des difficultés à lire le code, cliquer sur le code lui-même pour en générer un nouveau.
Recopier le code de sécurité :