Le dernier gardien d'Ellis Island - JOSSE Gaëlle

Couverture Le dernier gardien d'Ellis Island

New York, 3 novembre 1954. Dans quelques jours, le centre d'immigration d'Ellis Island va fermer. John Mitchell, son directeur, reste seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l’épouse aimée, et Nella, l’immigrante sarde porteuse d'un très étrange passé. Un moment de vérité où il fait l’expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d’évènements tragiques. Même s'il sait que l’homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige. À travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse, et de complexité d'un homme face à ses choix les plus terribles.

Biographie de l'auteur

Venue à l'écriture par la poésie, Gaëlle Josse (née en 1960) publie son premier roman Les heures silencieuses en 2011, suivi de Nos vies désaccordées en 2012 et de Noces de neige en 2013 (adapté au cinéma). Ces trois titres ont remporté plusieurs prix, dont le Prix Alain-Fournier en 2013 pour Nos vies désaccordées. Ils sont étudiés dans de nombreux lycées et collèges, où Gaëlle Josse est régulièrement invitée à intervenir. Gaëlle Josse est diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique. Après quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, elle travaille à Paris et vit en région parisienne.

Date première édition: septembre 2014

Editeur: Noir sur Blanc

Genre: Roman , Roman historique

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 28 octobre 2018



MB
Appréciation de lecture
Le dernier gardien d'Ellis Island
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 05 novembre 2018
Ce magnifique roman, écrit à la première personne par le dernier gardien d'ELLIS ISLAND qui quitte l'île en 1954, nous montre la dure réalité des candidats à l'immigration venus de diverses régions du monde face au règles administratives rigides ; certains seront autorisés à entrer dans le 'nouveau monde', d'autres non...

John Mitchell en ce lieu a aimé deux femmes, a tâché de faire la part des choses entre la rigidité des textes qu'il se devait d'appliquer -par exemple les 29 questions posées au candidat à l'immigration- et son propre ressenti face à ces malheureux ayant tout quitté...

L'écriture est parfaitement maîtrisée, l'émotion s'en dégage

extrait : "comme chaque matin, j'ai entrepris ma tournée d'inspection, même s'il n'y a plus grand-chose à vérifier, mais je continue à faire mon travail et à rendre compte, jour après jour, de l'état du domaine. Si l'on n'attendait plus rien de moi, pourquoi avoir tardé jusqu'à aujourd'hui pour me faire revenir sur la terre ferme avec les vivants ?"

Cet ouvrage a été rédigé à partir de faits réels comme l'explique l'auteur en fin d'ouvrage (visite des lieux en 2012); lecture utile

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