Le choix - ARDONE Viola

Couverture Le choix

Martorana, un petit village de la Sicile des années 1960. À quinze ans, Oliva Denaro rêve de liberté. Elle étudie le latin et aime découvrir dans le dictionnaire des mots rares qui l’aident à formuler ses pensées encore confuses. Elle aime courir à en perdre le souffle, aller à la chasse aux escargots avec son père, viser avec son lance-pierre ceux qui se moquent de son ami Saro.
Aussi, quand les conventions l’obligent à se soumettre à une loi ancestrale, Oliva se rebelle et fait valoir son droit de choisir. Au risque d’en payer le prix fort.
Après le succès du Train des enfants, Viola Ardone confirme son talent à mêler fiction et Histoire en donnant dans ce nouveau roman une voix singulière, inoubliable, à ses personnages.
  
« Viola Ardone raconte la grande Histoire et la petite histoire, nous parle d'hommes et de femmes, d'honneur et de réputation, de lois à abolir. Un roman puissant où chaque personnage mériterait des pages entières et dont la protagoniste s’inscrit très profondément dans nos cœurs. » Marie-Claire
« Le style de Viola Ardone est une voix unique, avec ce phrasé aérien, et cet italien métissé de dialecte qui conserve certaines de ses constructions insolites et délicieuses. » Elle
« Vous n’oublierez pas l'entêtement d'Oliva et les quelques mots de son père résonneront longtemps en vous. Cet homme grâce auquel Oliva trouve le courage obstiné de changer l'Histoire. Un livre à lire. Et à raconter. » Libero

Biographie de l'auteur

Viola Ardone, née en 1974 à Naples en Italie, est diplômée de lettres.
Après quelques années dans l’édition, elle enseigne aujourd’hui l’italien et le latin, tout en collaborant avec différentes publications.
"Le train des enfants" ("Il treno dei bambini", 2019) est son troisième roman.

Date première édition: août 2022

Editeur: Albin Michel

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 18 décembre 2023



Michel-Henri
Appréciation de lecture
Le choix
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 18 décembre 2023
"Voici un très beau roman, roman du terroir peut-être, mais il y en a tellement de ces terroirs de par le monde où règne sans partage le patriarcat, roman social aussi. Il nous dépeint une société rurale arriérée sur une petite île près de la Sicile où la modernité n'a pas encore abordé. Préciser ici que la modernité en elle-même ne signe pas la fin du patriarcat, il y prend d'autres formes seulement.

Il ne pourrait s'agir que de la fin de quelques traditions pittoresques, mais non, on parle bien d'oppression. Ce sont les femmes qui en subissent le poids, bien que beaucoup d'hommes en souffrent aussi. La plupart des femmes s'y plient par auto-défense, mais certaines vont plus loin, sont des révoltées et préfèrent subir l’opprobre que de devenir esclaves des hommes. Elles doivent le payer d'un prix exorbitant parfois. C'est ce qui va arriver à l'héroïne. Elle sera violée par l'homme qui la désire, mais refusera le mariage forcé qui doit en résulter.

Les lois évoluent, mais les femmes doivent s'en emparer et se soutenir l'une l'autre pour qu'elles deviennent effectives. La fin du roman nous donne une lueur d'espoir, Viola n'a pas effacé sa souffrance, mais elle l'a sublimée et c'est son suborneur qui est renvoyé à la honte.

Le roman est très bien construit avec ces alternances temporelles, cependant j'ai été moins convaincu par la voix du père. Il n'a pas sorti le fusil, n'a pas répondu à la violence par la violence, mais le soutien moral qu'il apporte à sa fille n'aurait-il pas pu prendre des formes plus démonstratives face à sa communauté ?
Elle était quand même quasi seule face à son malheur !"

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