Un certain M. Piekielny - DESERABLE François-Henri

Couverture Un certain M. Piekielny "Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny". Quand il fit la promesse à ce M. Piekielny, son voisin, qui ressemblait à "une souris triste", Roman Kacew était enfant. Devenu adulte, résistant, diplomate, écrivain sous le nom de Romain Gary, il s'en est toujours acquitté : "Des estrades de l'ONU à l'Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l'Elysée, devant Charles de Gaulle et Vichinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n'ai jamais manqué de mentionner l'existence du petit homme", raconte-t-il dans La promesse de l'aube, son autobiographie romancée. Un jour de mai, des hasards m'ont jeté devant le n° 16 de la rue Grande-Pohulanka. J'ai décidé, ce jour-là, de partir à la recherche d'un certain M. Piekielny".

Biographie de l'auteur

Né en 1987, François-Henri Désérable est l'auteurde Tu montreras ma tête au peuple et Evariste.

Date première édition: août 2017

Editeur: Gallimard

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 31 mars 2018



Michel-Henri
Appréciation de lecture
Un certain M. Piekielny
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 08 avril 2018
L’auteur, en partant d’un minuscule personnage du roman de Roman Gary « La promesse de l’aube »nous entraîne dans une promenade littéraire divagante. C’est comme un long fleuve bordé d’affluents, nous explorons chacun mais tous nous ramènent au cours principal et vers l’embouchure. Ce personnage, M. Piekielny, est le leitmotiv de l’œuvre. Il apparaît subalterne puis son importance grandit jusqu’à en faire le point d’ancrage de la narration, double négatif de l’écrivain mais qui va donner sa justification à l’œuvre de Gary.
Et si nous n’écrivions et ne lisions que pour faire vivre ceux qui sans cela seraient promis à l’oubli et mieux encore faire vivre des entités fictives. Le personnages de roman réels ou non nous permettraient ainsi d’échapper à notre propre finitude en nous donnant un semblant d’éternité.
C’est parfaitement bien écrit avec une recherche appuyée de mots rares et poétiques. Ce n’est pas dénué non plus d’humour, l’auteur assumant modestement de jouer dans la cour des grands. Le découpage en minuscules chapitres est plus déroutant et peut-être un peu trop cinématographique. Mais bon vivons avec notre temps !
La fin ouverte est particulièrement bien vu. Que M. Piekielny existe réellement ou pas est-ce si important ? L’important n’est pas le but mais le chemin qu’on nous fait prendre, cheminement dans le foisonnement luxuriant de la littérature.

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